mercredi 2 décembre 2009

Stella Dallas


Je le dis tout net : le mélodrame, c’est pas mon truc. Autant dire qu’ici, je ne vais pas me retenir.

Le film est larmoyant, agaçant (ouh quelle est énervante la gamine !), prévisible, et bla bla bla. Bon je veux bien croire que les codes étaient sensiblement différents il y a 70 ans mais tout de même, moi, ça me laisse froid. Ou plutôt non, le discours conservateur me révolte : une mère doit savoir se sacrifier pour le bonheur de ses enfants. Chiotte ! Je préfère alors cette dimension tragique qui veut que la mère, n’ayant pas eu accès à la bourgeoisie, reporte tout sur sa fille. C’est de la psychologie facile mais elle marche toujours.

Cela étant, le film vaut à lui seul le déplacement pour la belle, la talentueuse, l’incroyable Barbara Stanwyck, merveilleuse dans ce rôle de femme prolétarienne rêvant de bourgeoisie et qui, à défaut d’y accéder, fait tout pour que sa fille y arrive. Elle apporte au film un vent de folie, de liberté de ton, même d’humour qui sont les bienvenus dans ce film bien triste.

C’est bien là le seul intérêt à mes yeux.

Note : *

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